DPE collectif 2026 et entretien des parties communes : ce que les syndics doivent anticiper
Depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif est obligatoire pour toutes les copropriétés d'habitation dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013, quelle que soit leur taille. Les copropriétés de plus de 200 lots étaient concernées depuis 2024, celles de 50 à 200 lots depuis 2025. Mais pour les copropriétés de moins de 50 lots, qui représentent la grande majorité du parc parisien, c'est maintenant.
La plupart des syndics abordent le DPE collectif sous l'angle énergétique et financier : combien ça coûte, quelle étiquette va obtenir l'immeuble, quels travaux seront recommandés. C'est légitime. Mais il existe un volet rarement abordé : le lien direct entre l'entretien courant des parties communes et les résultats du diagnostic.
La ventilation, la propreté des locaux techniques, l'état des grilles d'aération, le carnet d'entretien de l'immeuble : tous ces éléments entrent dans le périmètre d'évaluation du diagnostiqueur, et tous relèvent en partie du nettoyage et de la maintenance courante.
Ce guide s'adresse aux syndics professionnels, aux syndics bénévoles et aux membres de conseils syndicaux qui veulent anticiper l'impact du DPE collectif sur la gestion de l'entretien de leur immeuble. Si vous cherchez un prestataire pour l'entretien des parties communes de votre copropriété, ce contexte réglementaire renforce l'intérêt d'un contrat structuré et traçable.
Ce que le DPE collectif évalue (et pourquoi l'entretien compte)
Le DPE collectif n'est pas un audit de propreté. C'est un diagnostic de performance énergétique qui évalue la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre de l'immeuble dans son ensemble. Il aboutit à la double étiquette énergie-climat (de A à G) que les copropriétaires retrouveront dans tous les documents officiels de la copropriété.
Mais le diagnostiqueur ne se limite pas à regarder l'épaisseur de l'isolation et la marque de la chaudière. Son évaluation porte sur l'ensemble du bâti et des équipements collectifs, y compris des éléments qui sont directement influencés par la qualité de l'entretien courant.
La ventilation : le point de rencontre entre énergie et propreté
La ventilation est l'un des postes clés évalués par le DPE collectif. Le diagnostiqueur examine le type de ventilation (naturelle, VMC simple flux, VMC double flux, VMC gaz), son état de fonctionnement et sa conformité aux exigences réglementaires.
Or, le fonctionnement de la ventilation dépend en grande partie de son entretien. Des bouches d'extraction encrassées réduisent les débits d'air. Des grilles d'entrée d'air obstruées par la poussière ou la peinture perturbent l'équilibre aéraulique du bâtiment. Des conduits qui n'ont pas été nettoyés depuis des années accumulent des dépôts qui diminuent la performance du système et augmentent la consommation du moteur.
Le nettoyage complet du réseau de VMC est recommandé tous les cinq ans par l'ADEME. La vérification annuelle des installations de ventilation est une obligation légale (arrêté du 31 janvier 1986). Pour les VMC gaz, le contrôle annuel du dispositif de sécurité collective est obligatoire.
Un système de ventilation mal entretenu ne produit pas seulement un air de mauvaise qualité : il dégrade la note énergétique du bâtiment. Le diagnostiqueur qui constate des bouches encrassées, un moteur bruyant ou des débits insuffisants le notera dans son rapport. Et ces constats se retrouveront dans les recommandations de travaux, avec un coût bien supérieur à celui d'un entretien régulier.
Les locaux techniques : accessibles et propres pour le diagnostiqueur
Pour réaliser le DPE collectif, le diagnostiqueur doit accéder aux locaux techniques de l'immeuble : chaufferie, local VMC, combles, caves techniques, gaines techniques. Le syndic doit organiser cet accès en amont.
Un local technique encombré d'objets entreposés par les résidents, sale, mal éclairé ou difficile d'accès pose deux problèmes. Le premier est pratique : le diagnostiqueur ne peut pas travailler correctement s'il ne peut pas accéder aux équipements. Il devra appliquer des « valeurs par défaut » qui sont systématiquement plus pénalisantes que les valeurs réelles, ce qui dégrade la note de l'immeuble. Le second est réputationnel : un local technique bien entretenu donne au diagnostiqueur une image positive de la gestion de l'immeuble. Un local encombré et sale envoie le signal inverse.
L'entretien régulier des locaux techniques fait partie du périmètre d'un contrat de nettoyage de copropriété bien construit. Il ne s'agit pas de les nettoyer la veille de la visite du diagnostiqueur, mais de les maintenir dans un état propre et dégagé en permanence. C'est un point que votre cahier des charges doit prévoir explicitement.
Le carnet d'entretien : votre historique de maintenance
Le carnet d'entretien de l'immeuble est un document obligatoire depuis le décret du 30 mai 2001. Il doit mentionner les contrats de maintenance en cours, y compris le contrat de nettoyage, ainsi que les travaux réalisés et les diagnostics effectués.
Le diagnostiqueur consulte le carnet d'entretien au début de sa mission. Il y cherche des informations sur l'historique de l'immeuble : quand la chaudière a été remplacée, quand la VMC a été vérifiée, quand les façades ont été ravalées, quels contrats d'entretien sont en cours. Un carnet d'entretien complet et à jour lui permet de travailler avec des données précises. Un carnet lacunaire ou inexistant l'oblige à utiliser des valeurs par défaut pénalisantes.
Le contrat de nettoyage, avec ses fréquences, son périmètre et sa date de signature, fait partie des informations que le carnet d'entretien doit contenir. Si votre copropriété dispose d'un contrat structuré avec un prestataire identifié, c'est un élément positif dans le dossier. Si l'entretien est assuré de façon informelle, sans contrat ni traçabilité, c'est un signal de gestion approximative.
Pour savoir quelles clauses vérifier dans votre contrat, consultez notre guide sur les points essentiels d'un contrat de nettoyage en copropriété.
Préparer la visite du diagnostiqueur : le rôle concret de l'entretien
La réalisation du DPE collectif comprend une visite de l'immeuble par le diagnostiqueur certifié. Cette visite porte sur les parties communes, les locaux techniques et un échantillon de logements représentatifs. Le syndic doit anticiper cette visite sur plusieurs plans, et l'état d'entretien de l'immeuble fait partie des paramètres à maîtriser.
Avant la visite : les actions préparatoires liées à l'entretien
Dégager les accès aux locaux techniques. Le diagnostiqueur doit accéder librement à la chaufferie, au local VMC, aux combles (s'ils existent) et aux caves techniques. Vérifiez que ces espaces ne sont pas encombrés par des objets entreposés, des vélos, des poussettes ou des cartons. Si c'est le cas, organisez un désencombrement avant la visite.
S'assurer que le local poubelles est propre. Le diagnostiqueur passera par le local poubelles pour accéder aux gaines techniques ou simplement pour évaluer l'état général de l'immeuble. Un local poubelles régulièrement nettoyé et désinfecté, avec des conteneurs propres et un système de tri opérationnel, témoigne d'une gestion soignée. Consultez notre article sur le nettoyage du local poubelles en copropriété pour les bonnes pratiques.
Vérifier l'état des grilles de ventilation dans les parties communes. Les grilles d'entrée d'air et les bouches d'extraction situées dans les parties communes (couloirs, cages d'escalier, sous-sols) doivent être dépoussiérées et fonctionnelles. Une grille obstruée ou peinte lors d'un ravalement est un défaut que le diagnostiqueur relèvera.
Nettoyer les surfaces vitrées des locaux techniques. Les fenêtres de chaufferie et les vitrages des locaux techniques sont souvent oubliés. Un vitrage encrassé empêche le diagnostiqueur d'évaluer correctement l'état des menuiseries et le type de vitrage (simple ou double).
Mettre à jour le carnet d'entretien. Vérifiez que le carnet mentionne le contrat de nettoyage en cours (prestataire, date de signature, périmètre), les dernières interventions de maintenance (VMC, chaudière, ascenseur), les travaux récents (ravalement, réfection de toiture, isolation), et les diagnostics antérieurs.
Le jour de la visite : ce que le diagnostiqueur observe dans les parties communes
Le diagnostiqueur n'est pas là pour évaluer la propreté de l'immeuble. Mais ce qu'il observe dans les parties communes lui donne des indications sur l'état général du bâtiment et sur la qualité de sa gestion.
Un hall d'entrée entretenu avec des joints de carrelage propres et des plinthes dépoussiérées lui dit que l'immeuble est suivi de près. Un escalier dont les fenêtres sont propres lui permet d'évaluer correctement l'état des menuiseries et le type de vitrage. Un sous-sol balayé et éclairé lui donne accès aux réseaux sans difficulté. Des parties communes visiblement négligées (poussière accumulée sur les radiateurs, toiles d'araignée dans les angles, traces d'humidité non traitées) peuvent au contraire l'amener à examiner de plus près certains points, à poser des questions au syndic sur la gestion de l'immeuble, et à appliquer des marges de prudence dans ses calculs.
Le nettoyage régulier des parties communes n'influence pas directement la note du DPE. Mais il crée les conditions d'une visite fluide et d'un diagnostic précis, ce qui profite à la copropriété.
DPE collectif et plan pluriannuel de travaux : l'entretien dans une logique de long terme
Le DPE collectif n'est pas un document isolé. Il s'inscrit dans un dispositif plus large qui comprend le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT), obligatoire depuis le 1er janvier 2025 pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans.
Le PPPT s'appuie directement sur les résultats du DPE collectif pour identifier et hiérarchiser les travaux à réaliser sur les dix prochaines années. Les recommandations du DPE alimentent le PPPT, qui est ensuite soumis au vote en assemblée générale pour devenir le PPT (plan pluriannuel de travaux) de la copropriété.
Ce que cela change pour l'entretien courant
Le PPPT ne se limite pas aux gros travaux (isolation, remplacement de chaudière, ravalement énergétique). Il intègre aussi les travaux de maintenance courante nécessaires à la conservation du bâtiment et à la sécurité des occupants : entretien de la VMC, maintenance de la chaufferie, réfection des parties communes dégradées, mise aux normes des équipements.
Pour le syndic, cela signifie que l'entretien courant des parties communes n'est plus un poste de charges isolé. Il s'inscrit dans une stratégie de maintenance globale, documentée, votée en AG et intégrée au carnet d'entretien. Le contrat de nettoyage fait partie de cette stratégie.
Un prestataire de nettoyage qui fournit un reporting régulier sur l'état des parties communes, qui signale les dégradations, les fuites, les défauts d'éclairage et les anomalies sur les équipements, contribue directement à alimenter le carnet d'entretien et à documenter le suivi du PPPT. C'est un argument supplémentaire pour formaliser la relation avec un contrat structuré plutôt que de fonctionner avec un prestataire informel.
La responsabilité du syndic renforcée
La loi Climat et Résilience a renforcé la responsabilité du syndic en matière de gestion énergétique et patrimoniale de la copropriété. L'absence de DPE collectif, combinée à l'absence de PPPT, expose le syndic à une mise en cause de sa responsabilité si un copropriétaire démontre avoir subi un préjudice lié à la performance des parties ou des équipements collectifs.
L'entretien régulier des parties communes, documenté par un contrat de nettoyage formalisé et par un reporting de suivi, constitue l'un des éléments que le syndic peut produire pour démontrer qu'il a rempli son obligation d'entretien au titre de la loi du 10 juillet 1965. Pour approfondir les obligations légales du syndic en matière d'entretien, consultez notre article sur les obligations légales du syndic pour les parties communes.
Ventilation et qualité de l'air : le nettoyage comme levier de performance
La qualité de l'air intérieur dans les parties communes est un sujet qui gagne en importance réglementaire et en attention des copropriétaires. Le DPE collectif évalue la ventilation comme composante de la performance énergétique, mais au-delà du DPE, la qualité de l'air intérieur est un enjeu de santé et de confort pour les occupants.
L'accumulation de poussière et ses conséquences sur la ventilation
La poussière qui s'accumule dans les parties communes ne reste pas au sol. Elle circule dans l'air, se dépose sur les grilles de ventilation, pénètre dans les conduits et encrassement progressivement le système de VMC. Un entretien régulier des parties communes (aspiration des sols avant lavage, dépoussiérage des plinthes, des radiateurs et des surfaces horizontales) réduit la quantité de poussière en circulation et ralentit l'encrassement de la ventilation.
Ce n'est pas un détail technique sans conséquence. Un système de ventilation encrassé consomme davantage d'énergie (le moteur force pour maintenir les débits à travers des conduits partiellement obstrués), renouvelle moins efficacement l'air (ce qui favorise l'humidité, les moisissures et les mauvaises odeurs), et nécessite des interventions de nettoyage complet plus fréquentes (tous les trois ans au lieu de cinq si l'encrassement est rapide).
L'entretien des parties communes et l'entretien de la ventilation ne sont pas deux sujets séparés. Ils fonctionnent en système : un immeuble bien entretenu au quotidien préserve sa ventilation plus longtemps, consomme moins d'énergie pour ventiler et offre un air de meilleure qualité à ses occupants. Pour approfondir le sujet de la qualité de l'air intérieur, consultez notre article sur la qualité de l'air dans les ERP et le rôle du nettoyage.
Les gestes d'entretien qui protègent la ventilation
Plusieurs gestes d'entretien courant ont un impact direct sur le bon fonctionnement de la ventilation collective et, par extension, sur la performance énergétique évaluée par le DPE.
Le dépoussiérage des grilles d'entrée d'air. Ces grilles, situées dans les parties communes (couloirs, cages d'escalier, halls) ou sur les menuiseries, doivent être dépoussiérées régulièrement. Une grille obstruée réduit le débit d'air entrant et déséquilibre l'ensemble du réseau.
Le nettoyage des bouches d'extraction en parties communes. Les bouches situées dans les circulations, les sous-sols et les locaux techniques accumulent la poussière et la graisse. Leur nettoyage régulier préserve les débits et évite les refoulements d'odeurs entre étages.
L'aspiration avant le lavage des sols. Passer la serpillière sans avoir aspiré au préalable remet en suspension des particules de poussière qui se redéposent ensuite sur les surfaces et les équipements de ventilation. L'aspiration préalable est une étape indispensable dans un protocole de nettoyage professionnel.
Le dépoussiérage des radiateurs et des convecteurs en parties communes. La poussière accumulée sur les radiateurs réduit leur efficacité thermique (le radiateur chauffe moins pour la même consommation) et se diffuse dans l'air ambiant. Dans les copropriétés équipées d'un chauffage collectif, ce point a un impact direct sur la consommation énergétique évaluée par le DPE.
Le nettoyage des locaux poubelles. Un local poubelles mal entretenu génère des odeurs qui se propagent par les gaines techniques et la ventilation vers les étages. La désinfection régulière du local et le nettoyage des conteneurs réduisent cette nuisance et préservent la qualité de l'air dans l'ensemble de l'immeuble. Notre article sur le nettoyage du local poubelles détaille le protocole recommandé.
Quel impact concret sur le budget nettoyage ?
Le DPE collectif ne crée pas de dépense de nettoyage supplémentaire en soi. Mais il rend visible des besoins d'entretien qui étaient peut-être négligés ou sous-dimensionnés.
Les ajustements à envisager dans votre contrat
Si votre contrat de nettoyage actuel ne prévoit pas explicitement le dépoussiérage des grilles de ventilation, le nettoyage des locaux techniques et le dépoussiérage des radiateurs en parties communes, c'est le moment de le compléter. Ces prestations représentent un surcoût marginal par rapport au contrat de base, mais elles contribuent à préserver la performance énergétique de l'immeuble et à documenter le suivi de l'entretien dans le carnet d'entretien.
La visite technique préalable : l'occasion de faire le point
La visite technique que nous réalisons gratuitement avant l'établissement d'un devis est l'occasion idéale pour identifier les points d'entretien liés à la performance énergétique de l'immeuble. Nous repérons les grilles de ventilation dans les parties communes, les locaux techniques à intégrer au périmètre de nettoyage, les surfaces qui nécessitent un protocole spécifique et les points de signalement à inclure dans le reporting régulier.
Pour les syndics qui gèrent plusieurs immeubles et qui doivent organiser les DPE collectifs sur l'ensemble de leur portefeuille, une coordination entre le prestataire de nettoyage et le diagnostiqueur permet d'optimiser le calendrier et de s'assurer que chaque immeuble est dans les meilleures conditions au moment de la visite.
Après le DPE collectif : intégrer les recommandations dans la gestion courante
Le rapport de DPE collectif contient des recommandations de travaux classées par niveau de priorité. Certaines concernent des investissements lourds (isolation de la toiture, remplacement de la chaudière collective, pose de double vitrage). D'autres relèvent de la maintenance courante et peuvent être intégrées immédiatement dans le contrat de nettoyage ou dans le fonctionnement quotidien de l'immeuble.
Les recommandations "entretien" que le DPE peut faire remonter
Améliorer l'entretien de la VMC collective. Si le diagnostiqueur constate que le système de ventilation fonctionne en sous-régime à cause d'un encrassement, il recommandera un nettoyage complet du réseau. Cette prestation relève d'un prestataire spécialisé en ventilation, mais l'entretien courant des grilles et bouches en parties communes peut être intégré au contrat de nettoyage pour ralentir l'encrassement entre deux interventions complètes.
Dégager et ventiler les locaux techniques. Un local chaufferie ou un local VMC encombré et poussiéreux sera signalé. L'intégration de ces espaces dans le périmètre de nettoyage régulier est une réponse simple et peu coûteuse.
Entretenir les menuiseries des parties communes. Les fenêtres de cage d'escalier, les impostes vitrées et les portes d'accès influencent l'étanchéité à l'air du bâtiment. Des menuiseries dont les joints sont dégradés par un entretien inadapté (produits agressifs, nettoyage haute pression sur des joints vieillissants) contribuent aux déperditions thermiques. Le nettoyage des menuiseries doit respecter les matériaux et préserver l'étanchéité. Consultez notre page vitrerie pour les techniques adaptées.
Réduire les sources de poussière dans les sous-sols. Les parkings et les caves non nettoyés sont des réservoirs de poussière qui alimente l'ensemble du bâtiment par les circulations verticales et les gaines techniques. Un nettoyage périodique des sous-sols, même à fréquence réduite, contribue à la qualité de l'air dans tout l'immeuble. Notre page nettoyage de parking à Paris détaille ces prestations.
Calendrier : comment articuler DPE collectif et contrat de nettoyage
Pour les copropriétés qui n'ont pas encore réalisé leur DPE collectif (l'obligation est en vigueur mais aucune sanction directe n'est prévue en cas de retard, sauf mise en cause de la responsabilité du syndic), voici un calendrier type qui articule les deux démarches.
Trois à six mois avant la visite du diagnostiqueur. Faites le point sur votre contrat de nettoyage actuel. Vérifiez qu'il couvre les locaux techniques, les grilles de ventilation et les sous-sols. Si ce n'est pas le cas, demandez un avenant ou lancez une consultation. C'est aussi le moment de mettre à jour le carnet d'entretien et de rassembler les factures et les rapports d'intervention.
Un mois avant la visite. Organisez le désencombrement des locaux techniques. Planifiez un passage de nettoyage approfondi des sous-sols et des locaux techniques. Vérifiez l'état des grilles de ventilation en parties communes et faites-les dépoussiérer si nécessaire.
La semaine de la visite. Assurez-vous que le passage de nettoyage régulier a bien eu lieu. Préparez les clés et les codes d'accès pour le diagnostiqueur. Mettez à disposition le carnet d'entretien, les contrats en cours et les derniers rapports d'intervention.
Après la visite. Intégrez les recommandations du diagnostiqueur dans votre cahier des charges de nettoyage si elles relèvent de l'entretien courant. Mettez à jour le carnet d'entretien avec la date du DPE et les recommandations principales.
Questions fréquentes
Le DPE collectif prend-il en compte la propreté de l'immeuble ?
Non, le DPE collectif n'évalue pas la propreté en tant que telle. Il évalue la performance énergétique du bâtiment : isolation, chauffage, ventilation, production d'eau chaude. Mais l'état d'entretien de certains équipements (ventilation, radiateurs, menuiseries) influence directement cette performance. Un immeuble bien entretenu au quotidien sera dans de meilleures conditions pour obtenir un diagnostic précis et favorable.
Mon contrat de nettoyage doit-il figurer dans le carnet d'entretien ?
Oui. Le décret du 30 mai 2001 prévoit que le carnet d'entretien mentionne les contrats d'entretien et de maintenance en cours, avec le nom du prestataire et la date de signature. Le contrat de nettoyage en fait partie. Si votre copropriété fonctionne sans contrat formalisé (gardien seul, prestataire informel, entretien au coup par coup), c'est un manque que le diagnostiqueur peut constater et qui peut peser dans l'appréciation globale de la gestion de l'immeuble.
Le diagnostiqueur peut-il pénaliser l'immeuble si les parties communes sont mal entretenues ?
Pas directement dans la notation du DPE. Mais si le mauvais entretien a des conséquences visibles sur les équipements évalués (grilles de ventilation encrassées, radiateurs couverts de poussière, locaux techniques inaccessibles), le diagnostiqueur appliquera des valeurs par défaut pénalisantes au lieu des valeurs réelles, ce qui dégrade mécaniquement la note de l'immeuble.
Le DPE collectif remplace-t-il le DPE individuel pour vendre ou louer ?
Non. Le DPE collectif ne se substitue pas au DPE individuel exigé lors d'une vente ou d'une location. Il sert de référence commune pour la copropriété et permet d'actualiser les diagnostics privatifs avec des données cohérentes à l'échelle du bâtiment. Les deux documents coexistent.
Quel est le coût d'un DPE collectif pour une copropriété parisienne ?
Le prix varie généralement entre 2 000 et 10 000 € selon la taille de l'immeuble, le nombre de lots et la complexité des équipements. Ce coût est réparti entre tous les copropriétaires selon leurs tantièmes. Pour une copropriété de 25 lots, le coût par copropriétaire se situe le plus souvent entre 80 et 200 €.
Que risque le syndic s'il ne fait pas réaliser le DPE collectif ?
La loi ne prévoit pas de sanction financière directe en cas d'absence de DPE collectif. En revanche, la responsabilité du syndic peut être engagée si un copropriétaire démontre avoir subi un préjudice lié au défaut d'information sur la performance des parties communes. Le DPE collectif est aussi un prérequis pour accéder aux aides à la rénovation énergétique (MaPrimeRénov' Copropriété, CEE, Éco-PTZ copropriété). Sans DPE, la copropriété se ferme l'accès à ces financements.
Faut-il attendre le DPE pour revoir mon contrat de nettoyage ?
Non. Les ajustements liés à la ventilation, aux locaux techniques et au reporting sont des bonnes pratiques qui valent indépendamment du DPE. Le DPE donne un cadre réglementaire supplémentaire pour justifier ces ajustements en assemblée générale, mais l'entretien des grilles de ventilation et des locaux techniques devrait faire partie de tout contrat de copropriété bien construit, DPE ou non.
Ce qu'il faut retenir
Le DPE collectif 2026 n'est pas qu'un diagnostic énergétique. C'est un moment de vérité sur la qualité de gestion globale de l'immeuble. L'entretien courant des parties communes joue un rôle discret mais réel dans les conditions de réalisation du diagnostic, dans la précision des résultats, et dans la capacité du syndic à démontrer qu'il remplit ses obligations.
Pour les syndics et les conseils syndicaux, c'est l'occasion de revoir le périmètre du contrat de nettoyage, de s'assurer qu'il intègre les locaux techniques et les grilles de ventilation, de mettre à jour le carnet d'entretien, et de formaliser la relation avec un prestataire capable de fournir un reporting exploitable.
Chez SUPERPLUS, nous accompagnons les copropriétés parisiennes dans cette démarche depuis 1993. Nos agents signalent systématiquement les anomalies constatées lors de chaque passage, ce qui alimente directement le suivi du carnet d'entretien. Si vous cherchez un prestataire pour l'entretien de votre copropriété à Paris, contactez-nous pour une visite technique gratuite.
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